La lipoaspiration :


Cette intervention n’est pas une méthode d’amaigrissement, mais une façon de supprimer les excès graisseux localisés, difficiles à perdre par un régime alimentaire ou par une activité sportive intense.

Egalement appelée liposuccion ou liposculture, elle se pratique uniquement après amaigrissement.
Outre les localisations, telles que la « culotte de cheval», les hanches ou l’abdomen, la lipoaspiration peut résoudre d’autres problèmes tels que le double menton.

L'intervention :

Elle se réalise sous anesthésie locale, neurolept analgésie ou sous anesthésie générale, suivant les cas. La durée varie entre quinze minutes et deux heures.

La graisse est aspirée à l’aide d’une canule qui peut en certains cas être couplée à un appareil à ultra-sons et respecte une grande partie de la vascularisation sous-cutanée artérielle. L’instrument est introduit par une courte incision qui sera dissimulée. L’ablation de la graisse se fait de façon régulière en laissant une couche d’un centimètre de graisse sous la peau afin d’éviter d’éventuelles irrégularités.
La cellulite superficielle est donc peu modifiée.

La durée de l’hospitalisation est de 3 nuitées si l’intervention se pratique sous anesthésie générale, et peut être réduite à 2 nuitées dans certains cas.

Lipoaspiration  
 

Les suites opératoires :

Un pansement compressif et appliqué sur les zones traitées (gaine ou panty) pour diminuer les oedèmes et permettre à la peau de reprendre sa place dans les meilleures conditions possibles. Il restera en place pendant un mois minimum.
La gêne est modérée, on parle d’avantage «d’inconfort ». Il n’y a pas de fils à retirer.
Parfois un drainage s’impose.

Les incidents et complications :

Les ecchymoses, habituelles, disparaissent en quelques semaines. Les hématomes et les infections sont rares ; les troubles de la sensibilité cutanée régressent en quelques semaines.

En cas de douleur dans un mollet, on peut craindre une phlébite qui nécessite de prendre contact avec l’anesthésiste ou le chirurgien.

Une hygiène alimentaire doit être adoptée pour obtenir un meilleur résultat. Des « retouches » sont parfois nécessaires, mais rares.

Le résultat définitif est visible au bout de six mois environ, après la disparition totale de l’œdème.
Les résultats sont durables car les cellules graisseuses sont définitivement retirées.

La plastie abdominale :

Cette  intervention chirurgicale consiste à remettre en tension normale la paroi musculaire, ainsi que la couverture cutanée de l’abdomen, tout en diminuant l’excès graisseux par lipo-  aspiration.

Chez la femme, cette partie du corps est particulièrement fragilisée, car elle n’a aucun soutien osseux et surtout, au cours d’une vie, de nombreuses étapes difficiles : les grossesses  qui distendent la musculature et éprouvent l’élasticité de la peau, les prises de poids, les amaigrissements, la vie sédentaire et vieillissement cutané.

Autrefois pratiquée sur des patientes ayant une situation «extrême»  (obésités et grands excès cutanés), la plastie abdominale peut désormais s’adresser à toutes sortes d’abdomen, y compris ceux dont les corrections à faire sont minimes.

Il n’y a pas de technique « universelle ». Chaque cas, comme dans toute la chirurgie esthétique, a sa propre méthode.

 

La consultation :

En discutant avec la patiente, lors de la consultation pré-opératoire, le chirurgien  pourra établir un diagnostic et proposer une intervention en précisant bien ses différentes facettes.

Tout d’abord, l’abdominoplastie n’est pas un traitement amaigrissement. En revanche, il s’accompagne souvent d’une lipoaspiration afin de diminuer l’embonpoint.

Cette intervention ne peut supprimer que les vergetures présentent sur la peau qui va être enlevée. Elle peut permettre le traitement simultané de certains  déficits pariétaux. Cela peut concerner des écarts entre les muscles verticaux de l’abdomen, et d’éventuelle éventration.

La consultation pré-opératoire est également l’occasion de faire le diagnostic des lésions cutanées, de décider de la technique à utiliser en fonction de l’état de la peau, des tissus graisseux et musculaires et enfin, d’envisager une solution en tenant compte des désirs de la patiente, de son mode de vie de ses habitudes vestimentaires. Les cicatrices sont visibles.

L'intervention :

Son objectif est de traiter les problèmes relatifs à la paroi abdominale, de remettre en tension les muscles, la peau et d’enlever les excès graisseux localisés grâce à la lipoaspiration afin de retrouver une silhouette naturelle.
L’incision est généralement horizontale, située juste au-dessus du pubis, le plus bas possible. Sa forme dépend du type morphologique de l’abdomen. Selon la technique utilisée, de décollement cutané concerne l’ensemble de la paroi abdominale ou seulement une partie. La cicatrice finale prendra son allure définitive au bout de douze à dix huit mois.

La durée d’hospitalisation oscille entre 3 et 5 nuitées, selon l’importance de l’intervention et de la technique utilisée.

Les suites opératoires :

Elles sont simples. La douleur est modérée et le lever sera précoce. L’ablation des fils se fait quinze jours environ après l’opération. La convalescence est du même ordre, et le port d’une gaine compressive pendant trois semaines.

Les incidents et complications :

Un hématome (le risque a été considérablement diminué par la mise en place de drains et d’un pansement compressif) peut apparaître.
L’infection est extrêmement rare.
Des difficultés de cicatrisation surviennent éventuellement sur des peaux déjà traumatisées (type vergeture).
Sur certains terrains, une phlébite peut survenir, nécessitant une prise en charge rapide. Elle se manifeste souvent par une douleur dans le mollet.
Quand à la nécrose cutanée, elle peut aussi survenir, notamment chez les sujets tabagiques.