La plastie mammaire pour ptose:
Elle correspond à un affaissement du sein, dû à une diminution progressive de volume du contenu glandulaire et à une distension de l’enveloppe cutanée. C’est ce que l’on appelle les seins affaissés, distendus, dont la partie supérieure semble «déshabitée». Ce phénomène physiologique s’accroît progressivement avec l’âge. Il peut être favorisé par un amaigrissement important, souvent par les grossesses.
Comme nous l’avons déjà souligné, à côté des ptoses isolées, il existe des ptoses associées à une hypertrophie mammaire, ou encore des ptoses associées à une asymétrie mammaire. Dans ce chapitre, seule la ptose mammaire dite pure sera évoquée.
L'intervention :
| Son but est de remonter la glande d’adapter l’enveloppe cutanée à ce nouveau galbe mammaire et de remettre la zone aréolo-mamelonnaire en bonne position. Il faut donc enlever une certaine quantité de peau excédentaire. Une cicatrice est, par conséquent inévitable. |
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La topographie et l’évolution cicatricielle doivent être parfaitement expliquées à la patiente. C’est l’un des éléments fondamentaux du contrat de soin. Bien évidemment, cette «rançon» cicatricielle dépend du degré de la ptose et de la quantité de peau excédentaire. Souvent, elle a la forme d’un « T » ou d’une ancre marine. |
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Après un bilan classique, ainsi que des mammographies, l’intervention se pratique avec une anesthésie générale ou neurolept analgésie et dure de deux à trois heures. L’hospitalisation est généralement de 3 à 4 nuitées. |
Les suites opératoires :
Elles sont le plus souvent simples et peu douloureuses. Le port du soutien-gorge est obligatoire entre le deuxième et le dixième jour.
Il est généralement conseillé jour et nuit aussi pendant le mois qui suit l’intervention.
Les incidents et complication :
Les cicatrices peuvent rosir et s’épaissir à partir de la quatrième semaine qui suit l’intervention. Cette réaction inflammatoire s’estompe progressivement à partir du troisième mois. Pour quelques cas isolés, des massages utilisant notamment une crème anti-inflammatoire seront prescrit afin d’atténuer rapidement les aspects hypertrophiques de ces cicatrices.
Les exceptionnelles névroses cutanées sont pratiquement toujours dues au tabagisme.
Dans tous les cas, les patientes seront surveillées pendant l’année qui suit l’intervention, de manière à s’assurer de la bonne évolution cicatricielle.
Il est formellement déconseillé d’avoir une grossesse pendant les six mois post-opératoires. Ensuite, aucune contre-indiction. Les possibilités de lactation sont d’ailleurs intégralement respectées.
Dernier point : la sensibilité de l’aréole et du mamelon n’est qu’exceptionnellement perturbée.
L'augmentation mammaire :
L’augmentation de volume de la poitrine se pratique depuis le début des années 60. Elle est proposée aux femmes dont les seins ne se sont pas développés, ou à celles dont le volume mammaire a diminué.
Cette intervention peut être couplée à la correction de la ptose, si le sein tombe.
Le principe est d’introduire par une toute petite incision, une prothèse souple qui va propulser la glande mammaire vers l’avant. La sensibilité et la lactation ne sont pas modifiées.
Bien sûr, les prothèses sont de volumes variables suivant l’importance du problème à corriger.
Elles sont actuellement remplies de gel de silicone utilisé également dans d’autres spécialités chirurgicales.
Déroulement de l'intervention, mode d'anesthésie, localisation précise des futures cicatrices :
Tout ceci sera expliqué lors de la consultation.
Les informations sont personnalisées, car de nombreux critères interviennent dans la décision opératoire et le choix de la technique.
Des examens pré-opératoire sont demandés (prise de sang, électrocardiogramme, mammographie).
L'intervention :
L’anesthésie peut être générale ou locale avec tranquillisants.
Plusieurs techniques sont utilisées en fonction des cas, l’incision est cachée dans l’aréole, elle peut être sous le sein ou dans l’aisselle.
L’hospitalisation est de 3 à 4 nuitées, la sortie se fait avec un soutien gorge de maintien, les seins sont gonflés pendant 10 jours, et souvent hypersensibles.
A ce stade, il paraissent souvent trop gros et prennent leur forme et volume définitifs en deux mois. Il s’agit d’une opération donnant d’excellents résultats esthétiques et psychologiques.
Les suites post opératoire :
Elles sont simples dans la plupart des cas. La gêne est modérée et les activités normales peuvent être reprises au bout de quelques jours.
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Seul le port d’un soutien gorge est très fortement conseillé pendant au moins un mois.
Les points de suture sont résorbables. |
Incidents et complications :
Ils sont rares. Un hématome, ralentissant l’évolution peut survenir. La sensibilité des aréoles peut être diminuée quelques semaines.
Le phénomène de coque est rare, 1 à 2 % des cas. Il s’agit d’une rétractation cicatricielle autour de la prothèse qui la rend plus ferme. On peut y remédier par des massages ou par une retouche.
L'hypertrophie mammaire :
Ce terme est employé pour désigner des seins trop volumineux et lourds. En règle générale, cette hypertrophie est associée à une ptose mammaire (affaissement des seins). Outre son aspect inesthétique, cet état peut être responsable de douleurs dorsales et gêner la patiente dans ses activités quotidiennes, ou pour la pratique d’un sport. Chez la femme jeune, le retentissement psychologique peut être une composante importante de l’indication opératoire.
La consultation pré opératoire :
L’intervention peut être pratiquée, de façon importante, dès l’âge de dix-sept ans.
Le chirurgien plasticien examine la patiente afin d’apprécier l’importance de l’hypertrophie et de la ptose mammaire, ainsi que l’existence d’une éventuelle asymétrie.
Déroulement de l'intervention, mode d'anesthésie, localisation précise des futures cicatrices :
Tout ceci sera expliqué lors de la consultation.
Bien sûr, toutes les informations sont personnalisées, car de nombreux critères interviennent dans la décision opératoire et le choix de la technique.
Des examens pré-opératoires sont demandés (prise de sang, électrocardiogramme, mammographie).
L 'intervention :
Des dessins pré-opéraotoires et des mesures serviront de repères pendant l’opération.
Plusieurs techniques sont utilisées pour réduire les seins : le plus souvent, la cicatrice a la forme d’un T renversé. Dans d’autres cas, sa forme est en L ou en I, préservant ainsi la partie interne du sillon sous mammaires. Parfois, on peut éviter la cicatrice horizontale sous mammaire en se limitant à une cicatrice verticale. |
Bien entendu, le rôle du chirurgien plasticien est de limiter au maximum la longueur des cicatrices et d’éviter toute marque inutile, mais il ne faut pas, au détriment de la forme du sein, vouloir les réduire à tout prix.
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L’intervention, qui dure en moyenne de deux à trois heures, se pratique généralement sous anesthésie générale. L’hospitalisation varie de 3 à 4 nuitées. |
Les suites opératoires :
Elles sont simples dans la plupart des cas. La gêne est modérée et les activités normales peuvent être reprise au bout de quelques jours. Seul le port d’un soutien gorge est conseillé pendant au moins un mois.
Les points de suture sont résorbables.
Incidents et complications :
Ils sont rares. Un hématome, ralentissant l’évolution peut survenir. La sensibilité des aréoles peut être diminuée.
Certains retards de cicatrisation peuvent prolonger le port d’un pansement, notamment en cas de nécroses cutanées, très rares.
Les cicatrices devront être particulièrement surveillées et des conseils bien spécifiques seront donnés afin d’en améliorer l’aspect. Visibles au début et surtout vers le troisième mois, elles s’atténueront progressivement au bout de un à deux ans.
Important :
un sein opéré d’une réduction mammaire reste un sein naturel. Il reste sensible aux variations hormonales et permet toujours un allaitement. Les grossesses sont, bien entendu, possibles. Enfin, cette intervention ne comporte pas de risque particulier, notamment en ce qui concerne les cancers du sein. |